Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 16:13

Parfois je ne me sens plus à l'aise à l'endoit où je suis et lorsqu'il s'agit d'un blog la solution peut être d'en ouvrir un autre. Pour autant je ne renie pas qui je suis et encore moi ce que j'ai pu écrire ici. Juste le besoin d'écrire en d'autre lieux ... 

Par Philo Zen - Publié dans : Entre nous...
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Vendredi 2 septembre 2011 5 02 /09 /Sep /2011 15:21

Nous sommes au milieu de la verdure et le matin frais d’une journée de fin d’été nous offre le chant de ses oiseaux. Nos paletots nous servent  d’assise,  que nos fonds de culottes ne soient pas humidifiés de cette halte près de la  Mare à l’Ilot. Le parc n’est pas encore ouvert au public et j’ai usé de mon trousseau pour te faire découvrir ce petit coin de nature.

 

Ce petit coin en retrait de la piste cyclable est un havre de paix  pour qui sait s’asseoir et méditer. Laisse toi aller et joins-toi à l’eau, miroir de verdure. Laisse-la refléter tout ce qui noircit tes pensées. Parties au fil de l’eau, elles ne sauront plus t’empoissonner.

 

Cette Mare n’est ni plus ni moins que le reflet de ton corps. Comme lui te contient, elle contient l’eau. L’eau élément premier, indispensable à la vie, laisse la te conter ici ta propre histoire. Laisse-la noyer ton désespoir, t’abreuver de des beautés de la Vie.  

 

C’est ici l’origine et la fin. Viens ! Regarde ! Vis

 

La mousse accueille nos arrières sollicités par la marche vive et revigorante. Les arbres nous entourent de leurs feuilles légèrement jaunies. L’automne est proche. Laisse aller tes pensées. Laisse les  refléter dans l’eau. Et même si elles l’agitent comme ton corps est agité. Laisse les disparaître et couler au fond de la Mare à l’Ilot elles deviendront l’engrais des lotus les plus beaux.

 

Le temps change et quelques gouttes rejoignent tes pleurs. Désembue tes yeux et apprécie le spectacle de la pluie fine qui se jette  à l’eau. Nous ne sommes ni plus ni moins que cette étendue d’eau que la mare contient. Notre surface  reflète autant qu’elle peut les tourments et les joies qui nous entourent. Ici les arbres et la beauté des fleurs d’eau parfois mais aussi souvent le désespoir des amants que le manque d’amour déchire. Et là au fond de toi, la colère et la tristesse, la peur et l’ombre de la folie ne sont que reflets, qu’une main posée sur l’eau efface.

 

N’oublie pas cela et garde au creux de toi cette voie qui t’emmène vers la sérénité à tout moment de la vie. Au fond de l’eau le calme est même si la surface en est chahutée.

Je suis cette eau que plus rien ne retient, berceau de la vie. Je suis cette eau qui purifie. Je suis.

Par Philo Zen - Publié dans : Prose et Poèsie
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Lundi 29 août 2011 1 29 /08 /Août /2011 19:11

http://www.deezer.com/fr/music/philippe-saunier/chant-des-bols-tibetains-45204

 

 

Écoute-les ! Tu les entends ? Ce sont  de légers coups donnés sur des bols tibétains. Pour moi, ils sont une porte vers un ailleurs où plus rien n’existe de ce que je ne souhaite pas. Ils sont comme les carillons éoliens qui conduisent mon âme vers un repos aérien. Ecoute-les !  

Comme une brume légère je quitte mon enveloppe charnelle pour être le vent. Celui qui te berce lorsque sur le hamac dans le jardin tu t’es endormie. J’ai atteint le ciel et je suis maintenant l’astre rayonnant qui t’entoure d’une câline chaleur pour que ton sommeil soit douceur. Je te couve avec tendresse derrière les feuilles qui sont les voiles qui te protègent de mon ardent amour. Et si je suis d’humeur taquine il se peut que je devienne aussi cette pluie fine qui te réveillera avec fraicheur.

Usée par la vie ici bas , j’ai besoin de m’évader un peu plus loin de toi pour mieux te revenir. Je deviens l’air qui circule sans cesse et qui d’un souffle éclaire la vie. Souffle de vie qui me fuit lorsque mon asthme ressurgit.

Pour retrouver sérénité, que je sois l’eau, celle qui circule avec fluidité comme l’énergie, celle qui vient à me manquer. Ce soir je me souhaite source naissance au creux du rocher, celle que personne encore n’est venu polluer.

Je veux être pour quelques instants la terre, celle qui, riche dans ta main, portera la vie végétale. Berceau des arbres et des fleurs, seuls refuges quand parfois le cœur meure de douleur.   

Et que je finisse flammes, de celles qui purifient et réchauffent. Ces langues de feu qui depuis que mes yeux voient m’ont apaisée plus que n’importe quoi. Un ultime feu de joie avant que je puisse dans ce voyage retrouver l’ancrage de la montagne autour de laquelle tout change mais que rien ne trouble.

Ecoute les chants des bols tibétains et laisse-moi être simplement cette vibration qui nait au fond de toi.  N’être plus qu’une particule élémentaire tout et plus rien à la fois …

Par Philo Zen - Publié dans : Prose et Poèsie
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Vendredi 26 août 2011 5 26 /08 /Août /2011 13:21

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D’une simple pensée ce matin, entre sommeil et éveil, tu m’as demandé de t’emmener vers un lieu arboré où mille fleurs s’épanouissent. Nous y voilà parvenues. Ouvre les yeux ! Fais appel à tous tes sens et suis-moi. Te voilà devant une lourde porte de bois massif. Elle est la seule entrée qui nous permette de franchir l’enceinte de cet imposant mur grisonnant, peuplé de mousses et de nombreux insectes habitants, qui ne laisse voir que les frondaisons des marronniers. Regarde-les !  Tu vois les nuances de verts qui offrent leur tendresse au doux soleil de printemps ? Oui je sais !  Ma question te surprend. Mais cesse de me regarder et jette sur eux un léger coup d’œil maintenant. Tu vois ils ont revêtu leurs costumes d’automne et les verts ont laissé la place aux rougeoyantes couleurs. Je sais tu n’en crois pas tes yeux. Surprenant non ? Et bien viens maintenant donne moi la main et oublie tout ce que tu sais, accueille sans a priori.

 

Je glisse délicatement ma main le long du pilier droit du portail, j’y trouve le léger interstice où se cache la clé de ce royaume. Elle n’est qu’une simple et vulgaire clé, mais maniée avec délicatesse elle est la clé des songes. Vois ! J’aime ton regard émerveillé lorsque tu découvres une fois la porte refermée cette propriété magnifique où les essences s’épanouissent parfois en fourrés ou bien en massif.  Où, à chaque regard, tu découvres un détail qui auparavant t’avait échappé. Tiens ! Regarde l’écureuil, vers quel arbre vas t il nous mener ? Noisetier, Noyer ? Suivons-le, tu veux ? Il semble nous attendre. Il ? Elle ! Elle bat des cils ! Tu es tellement belle lorsque tu es éberluée.

 

Tu ne la perds pas des yeux et tu en oublies les beautés qui t’entourent comme cette double haie de laurier rose qui comme une étole nous enveloppe. A ses pieds des impatiens, du rose le plus tendre au fuchsia le plus vif, nous créent  une allée que des petits cailloux blancs précisent harmonieusement.  Et si tu lèves la tête, les érables ont remplacé les marronniers.

 

Mademoiselle Ecureuil, elle a décidé de t’emmener en son fief à l’ombre des arbres offrant des fruits à coques. Sur un banc de pierre, que la mousse entoure, elle t’attend sagement. Assieds toi et regarde maintenant le joli gazon anglais qui t’offre une vaste étendue bordée de bambous et roseaux entrelacés autour d’une pièce d’eau où des cygnes paradent amoureusement faisant de leurs cous un cœur .

 

Je sais, je sais, tu m’avais demandé des fleurs mais je ne suis pas à l’abri des facéties de Mlle Ecureuil. Je vais essayer de voir ce que je peux faire. Tu vois cette vive lumière qui tout à coup nous est apparue, tel un éblouissement qui nous oblige à détourner les yeux. Allons en sa direction.

 

A chaque pas des pâquerettes pointent leur bout de leur nez dans le gazon anglais et si nous nous attardons des trèfles rouges leur tiennent compagnie. Autour de la pièce d’eau des iris multicolores ont mis dehors les bambous mais les roseaux ont campé farouchement et n’ont pas cédé leur place. Curieux jardin que celui-ci ! Attendons de voir quelles surprises il nous réserve encore. Mais je crois que tu as compris, non ? Pense à une fleur ! Des Tournesols ! Regarde ! Regarde le sublime massif où  les cannes de bambous servent de support aux majestueux tournesols ! Des marguerites aux couleurs chaudes tapissent le sol. Il y a ici tant de fleurs que je ne sais les reconnaître.

 

Essaye encore ! Du Lilas ! Des multitudes de lilas odorants et multicolores nous éloignent de la prairie désormais fleurie. Du plus pur blanc au plus intense violet en passant par celui-ci, si singulier, à la limite de la lie de vin. Tiens à leur racine se sont installées de drôles de fleurs violines  qui s’épanouissent en pompons au bout d’une tige qui pourtant semble si fragile.

 

Tu crois que si je pense à une couleur simplement ça marche aussi ? Je ne sais quoi te répondre. Mais à l’évidence tu as du penser Bleu parce même les petits cailloux blancs ont pris une légère teinte bleutée. Elle n’est que le reflet de toutes les essences qui bordent l’allée sur laquelle nous continuons à avancer. Eucalyptus, hortensias, myosotis, lys et même rosiers tout à coup bleuissent ce jardin enchanté.

 

Mais j’ai à peine l’occasion d’essayer de toutes les reconnaître  que tu as pensé Rose, rien que pour moi, et c’est émue et les yeux humides qu’après la pergola je mets les pieds dans une magnifique roseraie où les variétés anciennes et la finesse de leur pétales me charment encore une fois. J’aurais pu rester ici des heures mais je sais ta curiosité pour les espèces exotiques.

 

D’une pensée …Mais tient que font elles là en petits bouquets au pied d’une immense serre. Nous voilà arrivées dans le domaine des oiseaux de paradis. Je suis abasourdie par les collections de plantes totalement méconnues qui s’offrent à ma vue. Et toi-même tu ne sais plus où donner de la tête.  C’est aussi peut être à cause des odeurs fortes que dégagent les carnivores.

 

Maintenant que dirais tu de sortir un peu et d’aller courir dans un champ de coquelicots ? Et si quelques grains de blés se trouvent au réveil sur ton oreiller …Nous n’aurons plus à chercher pourquoi ce jardin nous a semblé extraordinaire

Par Philo Zen - Publié dans : Prose et Poèsie
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Jeudi 25 août 2011 4 25 /08 /Août /2011 16:44

Le soleil à son apogée éclaire la ruelle. Au milieu des touristiques commerces vivote une petite échoppe. L’étal composé par un cadre de bois et d’une vitre de verre recouverte d’un lourd drap noir offre aux regards émerveillés de drôles de poupées. A y regarder de plus près, il s’agit de marionnettes originales. Certaines sont faites de vulgaires chiffons et leurs haillons racontent leur histoire .D’autres sont vêtues de riches velours ou de solides cotonnades. Celle qui garde ma préférence reste cette fée majestueuse qui de ses ailes d’organdi irisé m’ébloui. Elle a de courts cheveux blonds comme des fils d’or. Son visage de porcelaine lui offre des traits mutins. Peut être une cousine de la célèbre fée Clochette ?  Allez viens ! Entrons et découvrons ce qu'aurait pu être l’antre de Geppetto.  

 

Nous descendons trois marches et le vétuste plancher nous accueille de nombres de grincements. Des portants en chêne clair  accueillent, comme une penderie pourrait le faire,  des personnages surprenants. Imagine les penderies d’un dressing. Tu sais, sur plusieurs hauteurs. Ici les chemises sont remplacées par de somptueuses œuvres d’art, mises en valeur par des jeux d’éclairage correspondant à chaque univers et leurs personnages. Ici l’imaginaire est roi et si tu t’arrêtes sur le continent asiatique et ses dragons, moi je rentre en féérie et me délecte des fées, nains, gnomes et trolls, farfadets et lutins. Le silence n’est plus lorsque notre ouïe fine entend la subtile musique qu’accompagne cet univers d’enchantement. Combien de temps sommes nous restées en admiration devant ces chef d’œuvres ? Assez certainement pour que le maître des lieux toussote gentiment  et nous fasse sursauter. Il ne ressemble que peu à Geppetto mais ces petites lunettes rondes lui confèrent une certaine filiation avec le tendre marionnettiste.

 

D’une voix presque inaudible il nous propose de visiter son atelier. Intimidées et émues nous le suivons et derrière la vieille porte aux carreaux recouverts d’un papier huilé rouge, nous découvrons l’envers du décor un atelier d’artiste, dans une immense véranda habillée de stores de bois, qui lui permettent de jouer avec la lumière selon les nécessité de ses travaux. Chaque secteur est destiné à une activité. Sur notre gauche l’établi et  tous les outils accrochés au mur à portée de mains. Je n’ai jamais vu autant de ciseaux, de rabots et de minuscules vrilles. Ensuite, sur des étagères, des visages de porcelaine sans vie laisse une drôle de sensation. Mais un visage poupin en cours de finition nous fait découvrir les superbes nuanciers de peintures qui illuminent l’endroit. Nous avons presque effectué le tour de la véranda octogonale, quand de gros rouleaux de tissus nous mettent en émoi, quelle diversité ! Les ciseaux spéciaux cranteurs, ou pas, font face à leur amis de l’autre mur  et pour finir  la table d’assemblage et ces nombreuses ficelles et cordages. Un paradis pour nous éternelles petites filles face à ces merveilleuses poupées à qui nous rêvons, de quelques mouvements, de donner vie. Léonardo au milieu de la pièce a dressé une table de bistrot et de hauts tabourets pour permettre aux visiteurs privilégiés de savourer selon les saisons boissons chaudes ou froides, sucreries et biscuits "faits maison". Nous serions restées là des heures à écouter Léonardo. Mais le soleil était maintenant beaucoup plus bas et il nous fallait rentrer.

 

Je vous donnerai bien volontiers l’adresse de Léonardo, mais vous ne serez plus jamais les mêmes lorsque lors de votre prochaine visite, vous découvrirez que pour vous il a confectionné votre propre marionnette.

Par Philo Zen - Publié dans : Prose et Poèsie
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  • : Enfin la quarantaine !
  • Enfin la quarantaine !
  • : Spiritualité Vie perso / Journal intime
  • : Belle plante, j'ai poussé un peu n'importe comment. Croyant que pour plaire il "fallait bien faire",j'ai d'abord eu des amants. Mais devant la galère, j'ai failli rentrer au couvent. Le désir d'enfant faisant, j'ai fini par "m'enterrer" au fin fond de la France et être Maman, Assistante Maternelle qui plus est ! Puis un jour j'ai entendu ce qu'un soignant plein de bon sens m'a dit : Soyez vous même !!! Après quelques tâtonnements, j'ai rencontré grâce aux blogs la Femme de ma vie.
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