Contes

Lundi 18 avril 2011 1 18 /04 /Avr /2011 20:01

 

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Il était une fois un cerveau, submergé par un trop plein de mots non dits, un véritable raz de marée intérieur, il finit par s'autosaborder. Pour le mettre au vert un psychiatre croyant bien faire lui a donné des bonbons verts, anti dépresseurs ils s'appelaient .Synapses et Neurones se sont alors mis à danser. Mais lorsque les bonbons verts vinrent à manquer, comme au jeu des chaises musicales, chacun s'est posé où il a pu et des connections se sont trouvées rompues.Impossible parfois pour le cerveau de distinguer le vrai du faux, l'intox de l'info, le mauvais et le bon mot . La liaison était rompue entre Bescherelle, Bled et Dictionnaire. O.R.T.H a fait de son mieux pour que chacun retrouve sa place.Mais le mieux et l'ennemi du Bien. Et le cerveau, si il laisse maintenant s'échapper les mots, parfois il les revêt de drôles d'habits. Le singulier se trouve chaussé d'un S, le ç de leçon s'absente le con ! Et  nous voilà devant des textes un peu brouillons-souillons, fouilli-gachis.

Alors le cerveau s'énerve ! Un n'est pas une, loin s'en faut ! Mais, dans la réalité, un a un truc en plus ! Et en écrivant c'est à une qu'il faut rajouter un oeuf ! A moins que ça ne soit un neuf, parce qu'avec les histoires de gestation, je m'y perd aussi un peu.  Qu'est ce donc que ce méli mélo ? Pourtant tout ça je le sais ! Et le sceau, n'est point le seau et encore moins sot, Sautons la ligne et après les deux points, ouvrons les guillemets :

 

<< Assez , Cerveau arrête de courrir lorsque tu alignes les mots ! Tes histoires sont bien plaisantes mais "mots non dits ne sont plus maux" ! Alors, mot à mot, pense à relire, une fois de plus n'est jamais une fois de trop ! Evoque la grande déese (non pas de DS!) des mots, Mlle Orthographe et demande à sa compagne  Mlle Grammaire de danser un slow langoureux au milieu des Synapses et des Neurones, tout ira mieux. Et si par chance La miss Syntaxe fait des figures de style avec la môme Inspiration, c'est le ponpon ! Pompom ? Non ! Je sais bien que c'est une histoire de Girls mais le pompon est ici celui qui porte chance et se trouve sur le béret du marin en goguette. Tiens le voilà parti avec Dactylographie et Sténo à son bras, gonflé celui la ! >>


Bon allez ! Les bons contes font les bons amis...Heu pardon... Comptes.

 

 

Ce texte est dédié à tous les amoureux des mots qui parfois y perdrent leur grec et leur latin lorsque de grossières fautes s'invitent à la fête.

 

Bonne Nuit

 

 

Par Philo Zen - Publié dans : Contes
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Dimanche 17 avril 2011 7 17 /04 /Avr /2011 21:13

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Chose promise, chose due, il me faut écrire et ce soir c'est ardu. Il est presque 21 h 30 et la journée n'en finit plus, mon estomac crie famine mais chose promise, chose due. Alors pour quelques lignes je vous conte  La Promesse tenue.

 

Sous un noisetier,un puit. A l'ombre du premier, je m'assied sur la margelle du second. Un grille m'empêche d'y faire le grand plongeon. Je lis avec passion un livre plein d'émotion lorsque par inattention, distraite par une conversation, mon livre fait un bond et s'offre à l'eau. Vite le sceau, et à force de persuasion je fait monter l'ouvrage à l'abri de l'eau. Une fois la chaine tirée et le volume sauvé des eaux, je le vois s'ébrouer et m'annoncer que si je n'ai de cesse de noyer les mots, je n'ai qu'à les repêcher moi moi même. J'ai jeté l'encre je ne peux  mener la barque à bon port, m'entends-je lui répondre...Qu'est ce donc que cette rencontre, je ne lisais pourtant pas l'Histoire sans Fin ou même Harry Potter, là les livres ont des pouvoirs étonnants. Une légère brise me souffle la solution. Dorénavant je ne lirais plus à l'ombre du noisetier, assise sur la margelle du puit durant  une chaude journée d'été parce que la fraicheur du puit et l'ombre apaisante m'ont trouvée vite assoupie et mon livre est tombé ...Tant pis !

 

Chose promise, chose due Promesse tenue.

 

 

 Il est 21 h 42 et je vais tomber d'inanition ;) Bisous et Bonne Soirée

Par Philo Zen - Publié dans : Contes
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Samedi 16 avril 2011 6 16 /04 /Avr /2011 20:58

 

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J’ai rencontré, il  y a quelques temps un marcheur effréné. Chaque matin à l’aube, il passait devant l’entrée, reconnaissable silhouette au déhanché plus qu’exagéré. Marcheur de compétition à n’en point douter. Il m’intriguait, je voulais découvrir le pourquoi de cette marche intensive, chaque jour renouvelée. Un simple entrainement sportif ? Ma curiosité me perdrait. Un matin, je partais quelques minutes avant son heure, sur mon vélo grimpée. Et après avoir rejoint les bois, il m’avait rattrapée. Entre sportifs, il y a souvent une politesse établie que l’on retrouve chez quelques promeneurs aussi. Dire bonjour, lorsque nous nous rencontrons. Il n’a eu aucun mal à arriver à ma hauteur, le manque de temps m’avait  fait délaisser ma compagne d’antan et Dame Bicyclette et moi nous retrouvions quelque peu douloureusement. Une fois les salutations faites  il me dépassa allégrement. L’embonpoint aidant, je peinais allégrement. Moi qui espérais discussion,  je ne trouvais qu’épuisement et transpiration. Rentrée à la maison, je me regardais fixement. Lui après quoi marchait- il ? J’avais peu de chance de le découvrir. Mais moi quel chemin j’avais délaissé ?

 Demain les courbatures  des activités physiques abandonnées me raconteront une histoire, celle de mon oubli de moi-même. Noyée dans la répétition de la vie quotidienne n’étais je pas comme ce marcheur, refaisant quotidiennement les mêmes trajets, les mêmes gestes, les mêmes projets n’aboutissant jamais. Mes hanches à moi aussi étaient déformées, porteuses du poids de mes désirs étouffés. Alors Dame Bicyclette, voilà une elle leçon que tu m’as donnée. Demain matin lorsque j’irais m’asseoir  sur ta selle. J’aurais mal aux fesses de m’être tant oubliée. Mais, modérément, nous allons y arriver. Bien sur je serais toujours attentive et intéressée par les personnes qui m’entourent mais je n’oublierais pas d’exister. Qui sait ce qui m’attend sur mon parcours ?

Un chemin dérobé, qui me conduirait vers une clairière où tu serais. Toi, délicieuse photographe à l’objectif poète. Tes clichés appellent mes mots. Allez Dame Bicyclette emmène moi vers celle qui de ses photos me dit : « Regarde ! Ne t’oublies plus et couche sur le papier tes mots ! » Au gré des balades, au fil des photos, au cœur de ma vie, s’épanouissent des mots. Le problème qu’ils rencontrent, c’est qu’ils n’ont pas toujours de vélos pour gagner ma main puis  mon stylo. Alors ils encombrent mon cerveau.


Vous comprendrez peut être pourquoi j’aime les gens qui semblent avoir un petit vélo dans la tête. Dame Bicyclette, ma petite reine vient nous allons aider les mots.


 

A Papa et Maman qui m'ont baladée des heures, des kilomètres et des années durant à bicyclette,  à Amour ma photographe aimée, à Madeleine et Francoise,ma marraine de blog, et enfin à toutes les femmes qui portent le poids de leurs désirs étouffés sur les hanches ;)

Par Philo Zen - Publié dans : Contes
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Vendredi 15 avril 2011 5 15 /04 /Avr /2011 20:35

 

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Ecoute le murmure du ruisseau, nous sommes au milieu du Parc entre rêve et réalité. Nous avons traversé au combien d’épreuves avant d’enfin nous poser, avant même de nous reposer. C’est une belle journée de printemps et les cerisiers et les prunus rivalisent de beauté, alors que les tulipes multicolores s’offrent au soleil. Les premières fleurs ornent les rosiers, la taille du début de saison a été négligée. Entre rêve et réalité, je savoure les délices d’un gazon anglais. Le jardin KHAN a cette particularité de nous offrir un voyage à travers différentes contrées.

C’est dans le vieux jardin japonais, assise au milieu du pavillon d’été que j’aimerais te conter l’histoire d’une vieille femme toute rabougrie et ridée. Elle parcourt le village déserté. Ici plus rien n’a persisté après que l’homme et sa folie nucléaire aient tout ravagé. Et pourtant c’est ici que Ginko Biloba, son arbre a repoussé. Comme une leçon d’optimisme insensée qui dit que même là ou l’espoir s’est tu la Vie a reprit le dessus. Elle n’a rien dit à personne et chaque jour elle est revenue lui « faire amour », lui dire merci. Pauvre vieille rabougrie, bien sur ce n’était qu’un arbre mais une telle Victoire de Vie. Chaque jour, un peu d’Attention, beaucoup d’Amour, de Respect et laisser grandir la Vie, si petite soit elle. Elle est espoir. Petite Ginko est devenu grand, fort et vigoureux. Autour de lui des enfants jouent. L’un d’entre eux, devenu adulte, à un ami voyageur a offert un petit de cet arbre  rescapé.

Si tu lèves les yeux, tu le verras s’élever il porte en lui l’Amour, le Respect, l’Attention que la vieille  rabougrie lui a donné. Ferme les yeux, tu la vois ? Elle te sourit. Alors n’oublie pas cette vieille rabougrie qui s’est offerte à la Vie.  Puisse ta force à la source  d’Amour Infini celle qui est en toi et t’a nourrit, offre la et sois épanouie. Et si mon histoire te laisse sceptique, tant pis, vient allons voir toutes ces beautés et sourit de la naïve que je suis.

 

 

Ce texte est dédié à quatres femmes exceptionnelles, La vieille chinoise qui déambule péniblement dans son jardin juste à côté de chez nous Madeleine sans qui je ne serais pas revenue de si tôt, Françoise qui m'encourage, me soutient et m'aime depuis quelques années maintenant sans que nous ne nous soyons encore jamais vues, et Chantal sans qui je ne serai plus et qui chaque seconde me nourrit de son Amour et qui m'offre ses magnifiques clichès pour illustrer mes contes.  Il est aussi dédié à mon arbre Ginkgo qui a sa seule pensée me rend plus forte devant l'adversité.

 

Bonne Lecture

Par Philo Zen - Publié dans : Contes
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Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /Août /2010 15:22

Au cœur du jardin, une vigne vierge, ayant prit possession d’un vieux tronc, s’épanouit au fil des saisons. A son pied renaît une ancienne variété de rosier. Grimpant, il prend ses aises, protégé des rayons ardents par la douceur ombragée des feuilles étoilées. Les roses nées de cette union ont la générosité de leur parfum, subtilement distillé par quelques chauds rayons rapidement dispersés. Leurs pétales doubles les apparentent à la pivoine, gracieuse solitaire des jardins.

Si tout ce petit monde pouvait parler, il vous raconterait ce que la plupart prendrait pour un conte de fées. Mais moi qui vient ici jardiner, je sais qu’il ne s’agit la que d’une merveilleuse réalité. Laisser moi vous conter la surprenante histoire du charme et de l’hêtre.

Il est des collines où les arbres aiment à se percher. J’ai eu la chance d’y bâtir mon jardinet. Héritage familial, ce terrain, par mon grand père m’était destiné. J’y ai construit un cabanon coquet, une antre, un refuge pour moi qui écrivait à l’encre de la terre, un tronc pour plumier.

 Durant les premières années ici, j’ai apprit de la végétation à la respecter pour voir mes plantations humblement prospérer. Tenir compte de tout ce qui m’entourait et « faire avec », ne pas lutter, ne pas contrarier. C’est ainsi que j’ai vu deux arbrisseaux pointer leurs tiges et offrir à mon regard étonné leurs premiers bourgeons. Ils poussaient entrelacés. Phénomène on ne peut plus rare s’il en est. Deux essences intimement mêlées dès le berceau de leur existence, cela attisait ma curiosité. Bien sur n’importe quel expert vous aurait dit qu’ainsi on ne pouvait les laisser. Mais la seule experte acceptée en mon potager, c’était Dame Nature qui agissait là en toute liberté. Au fil des saisons, mes protégés prenaient leurs aises, à l’unisson, sans jamais s’entraver. Mes plantations s’y abritaient de la vivacité qu’ont parfois les éléments déchainés. Le soleil les réchauffait de leur somnolence hivernale, abreuvés de pluies printanières, ils prospéraient. L’Eté faisait d’eux les maîtres de l’ombre, protecteurs de subtiles beautés. L’automne arrivait et leur flamboyance  m’enivrait. Je vivais comme tout jardinier au gré des vents et des lunaisons, des pluies, du soleil et de ses apparitions. A la différence d’eux je maniais aussi bien la fourche bêche que le crayon. Chaque moment de repos peignait de mes mots mon jardinet -joyaux, mon jardin-repos, méditation-source de perpétuelle création, inspiratrice imagination.

Cet hiver là fut rude et j’eu peur pour mes « arbre-compagnons». Tous les après midi, je montais au cabanon avec mon sac de marrons, mono carnet et mes crayons. Le bois sec protégé des intempéries par l’appentis, m’offrait sur la terre une flambée champêtre où les grosses châtaignes pouvaient griller. « Quatre heures » de gourmet, goûter inspiré. Je veillais ainsi réchauffée sur mes amis.

Un après midi de janvier, un soleil blanc vint illuminer leurs branches gelées, j’en fus éblouie. De retour à la maison, devant le feu dans l’âtre crépitant, je me suis endormie, après d’un thé fumant m’être réchauffée. La vérité sur mes arbres enlacés me fut enfin révélée. 

Leur structure sombre sous mes yeux s’est très vite transformée. A la place des branches, des membres enlacés, deux corps entremêlés ; Les feuilles, des cheveux ondulés. Tout s’éclairait ! Essences intimement mêlées lorsque l’Amour les a unies à tout jamais. Mon jardinet est né sur la Colline aux Enlacées. Il est des histoires qui semblent folles ainsi racontées. Mais, je vous le promet, celle-ci n’est que vérité.

Il y a quelques années, une centaine à dire vrai, se sont découvertes ici deux jeunes amies. Jeunes n’était pas pour les deux le terme approprié. L’ainée d’entre elle venait ici se réfugier pour échapper à la difficulté de vivre. L’autre par la beauté d’un rosier sauvage y fut attirée. Quelques années les séparaient, un bouquet… d’une quinzaine d’orchidées. Cette fleur étrange dont certaines particularités au mystère féminin font penser.  Il est des unions qu’il ne faut point condamner.

Le printemps  fut nourrit de leurs mots comme des chants d’oiseaux. L’Eté prospère et chaleureux leur offrit le prétexte d’ôter leurs habits. Cette effeuillée découverte prit les teintes enflammées des cœurs amoureux. A l’Automne, tous les tabous étaient tombés. E le vent soufflait sur leurs corps, caresses tendresse et coquins baisers, balades de doigts entre les lèvres affamées. L’Amour nait, danse des corps entrelacés, yeux dans les yeux, seins gonflés de désirs, ventres ronds de plaisirs, monts de vénus caressant chaudement la main offerte, jambes nouées. Les âmes se disent, leurs corps s’offrent, les cœurs s’épanchent  sous les étoiles. L’Amour inonde cette terre d’espérance. Leurs corps dansent, puis vient de l’extase la transe, l’énergie sublime créatrice de vie.

 Sur la colline des enlacées, mon jardin a prit racine. De leur amour des fleurs sont nées, des graines ont germées et l’Energie Créatrice ainsi a rendu grâce à mes amies. 

Il est tard, certainement le milieu de la nuit, je gagne ma chambre et je sais, du fond de mon lit qu’une nouvelle page s’écrit ici, mes arbres-amies. A l’encre de leurs sèves, je découvrirais leurs vies, la mienne certainement aussi. Avant que mes paupières ne soient closes, je pense à Dame Nature, à la beauté des roses. Que demain éclose.

 

Par Philozen - Publié dans : Contes
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  • : Enfin la quarantaine !
  • Enfin la quarantaine !
  • : Spiritualité Vie perso / Journal intime
  • : Belle plante, j'ai poussé un peu n'importe comment. Croyant que pour plaire il "fallait bien faire",j'ai d'abord eu des amants. Mais devant la galère, j'ai failli rentrer au couvent. Le désir d'enfant faisant, j'ai fini par "m'enterrer" au fin fond de la France et être Maman, Assistante Maternelle qui plus est ! Puis un jour j'ai entendu ce qu'un soignant plein de bon sens m'a dit : Soyez vous même !!! Après quelques tâtonnements, j'ai rencontré grâce aux blogs la Femme de ma vie.
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  • Bientôt quarante ans, un chemin de vie quelque peu surprenant, où les égarements sont devenus expériences et nourrissent mon besoin d'écrire.

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